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Infos - Actu
Marie-Anne Montchamp, secrétaire aux solidarités et à la cohésion sociale a inauguré l'Internat Socio-Educatif Médicalisé Montjoie
26/01/2012

L'Internat Socio-Educatif Médicalisé Montjoie est destiné à accueillir des adolescents présentant des difficultés cumulées dans les domaines psychiatrique, éducatif, scolaire, familial et social. Cet établissement à caractère expérimental propose une approche renforcée et simultanée de 12 filles et garçons, âgés de 12 à 16 ans, qui présente tous un handicap psychique, une spécificité particulièrement mise en exergue par Mme Montchamp : "Rien ne ressemble plus à un adolescent qu’un adolescent frappé de handicap psychique. Avec l’un, tout est possible, […] avec l’autre, tout est complexe, tout est conflit, tout est échec, tout est repli sur soi. L’acte si complexe d’accompagnement de ce jeune pour faire émerger un projet, comment « tirer » les capacités de cet adolescent pour l’amener à définir son parcours dans le monde ordinaire ?

Il faut intriquer de manière extrêmement fine, des objectifs de soin, des objectifs pédagogiques sans lesquels le soin n’a aucun sens. Pourquoi se soigner, si c’est pour rester reclus. Le soin n’a de sens que s’il permet d’accéder à la vie, de se projeter […] et bien évidemment de l’accompagnement […] sans lequel les prises d’appui restent trop complexes dans notre monde contemporain. Faire ce trois en un, c’est réussir dans des espaces, dans un environnement coloré, bienveillant réussir, à matérialiser les parcours, depuis l’entrée […] jusqu’au parcours durant ces 6 mois où les points d’appui seront tous travaillés, de même que le projet, de même que le projet somatique du jeune jusqu’à préparer l’envol en partenariat avec la famille pour que la sortie, le retour à l’environnement ordinaire soit possible ». Mme Montchamp fait valoir l’inscription de l’ISEMA, au cœur de la commune de Saint Michel de Montjoie, "comme un élément non négligeable du projet, [tant] il faut faire tomber les barrières et les stéréotypes […] l’image très angoissante du handicap […]".

Philippe Bas, sénateur et conseiller général de Saint-Pois rappelle qu’“il a fallu au moins deux lois, celle de Marie-Anne Montchamp en 2005 pour que l’on reconnaisse le handicap psychique et celle de 2007 qui a permis de créer des établissements pour le prendre en charge”.

Pour Gérard Gallienne, Président de Montjoie, "la mise en oeuvre du projet ISEMA ne pourra se faire que dans un cadre multi-partenarial avec le Conseil général de la Manche, la Direction interdépartementale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, l’Agence Régionale de la Santé Basse-Normandie, la Maison Départementale Du handicap, le secteur hospitalier, les collectivités locales, et l’ensemble des acteurs économiques et culturels du territoire".

L'Internat Socio-Educatif Médicalisé Montjoie est destiné à accueillir des adolescents présentant des difficultés cumulées dans les domaines psychiatrique, éducatif, scolaire, familial et social. Cet établissement à caractère expérimental propose une approche renforcée et simultanée de 12 filles et garçons, âgés de 12 à 16 ans, qui présente tous un handicap psychique, une spécificité particulièrement mise en exergue par Mme Montchamp : "Rien ne ressemble plus à un adolescent qu’un adolescent frappé de handicap psychique. Avec l’un, tout est possible, […] avec l’autre, tout est complexe, tout est conflit, tout est échec, tout est repli sur soi. L’acte si complexe d’accompagnement de ce jeune pour faire émerger un projet, comment « tirer » les capacités de cet adolescent pour l’amener à définir son parcours dans le monde ordinaire ?

Il faut intriquer de manière extrêmement fine, des objectifs de soin, des objectifs pédagogiques sans lesquels le soin n’a aucun sens. Pourquoi se soigner, si c’est pour rester reclus. Le soin n’a de sens que s’il permet d’accéder à la vie, de se projeter […] et bien évidemment de l’accompagnement […] sans lequel les prises d’appui restent trop complexes dans notre monde contemporain. Faire ce trois en un, c’est réussir dans des espaces, dans un environnement coloré, bienveillant réussir, à matérialiser les parcours, depuis l’entrée […] jusqu’au parcours durant ces 6 mois où les points d’appui seront tous travaillés, de même que le projet, de même que le projet somatique du jeune jusqu’à préparer l’envol en partenariat avec la famille pour que la sortie, le retour à l’environnement ordinaire soit possible ». Mme Montchamp fait valoir l’inscription de l’ISEMA, au cœur de la commune de Saint Michel de Montjoie, "comme un élément non négligeable du projet, [tant] il faut faire tomber les barrières et les stéréotypes […] l’image très angoissante du handicap […]".

Philippe Bas, sénateur et conseiller général de Saint-Pois rappelle qu’“il a fallu au moins deux lois, celle de Marie-Anne Montchamp en 2005 pour que l’on reconnaisse le handicap psychique et celle de 2007 qui a permis de créer des établissements pour le prendre en charge”.

Pour Gérard Gallienne, Président de Montjoie, "la mise en oeuvre du projet ISEMA ne pourra se faire que dans un cadre multi-partenarial avec le Conseil général de la Manche, la Direction interdépartementale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, l’Agence Régionale de la Santé Basse-Normandie, la Maison Départementale Du handicap, le secteur hospitalier, les collectivités locales, et l’ensemble des acteurs économiques et culturels du territoire".



